Voici le texte d'une chanson écrite par Nicolas:
Cette chanson fait référence à l'affaire Claude MONCHARMONT, dit le braconnier du Morvan.
Claude MONCHARMONT à été guillotiné à Chalons sur Saône le 10 mai 1851.
Nous cousinons avec lui (voir la généalogie)
Malheureusement il n'existe plus de trace de l'enregistrement de cette chanson. Si quelqu'un possède cette archive, merci de me contacter.
MORVAN 1850
Il sait très bien pourquoi on va le faire mourir,
Cependant il refuse d'être tué comme une bête.
Il ouvre les yeux, Claude voit la foule frémir,
On l'allonge sur une planche puis il penche le tête.
Le silence se fait, même le vent se tait.
Puis soudain un bruit sourd, le tranchoir va tomber, lourd.
Le temps semble arrêté dans la tête du condamné,
Comment tout cela a t'il pu arriver? Une dernière fois se rappeler...
Il se souvient qu'il aimait chasser, avec son chien dans les forêts.
Et puis un jour, on l'a empêché, privilège des biens nés.
L'empêcher de chasser, c'est une entrave à sa liberté,
Alors pour conjurer l'arrêté, plus qu'une option: braconner.
Ainsi l'affaire dura un temps, de la Canche au Pommoy, de St Prix au Beuvray,
Se jouant des gendarmes, notre humble forgeron braconnait ça et là.
Mais un jour, on tira sur son chien qui s'écroula, le début du drame.
Alors plus qu'une idée, une idée insensée, il allait prendre les armes!
Il se souvient très bien du regard du gendarme lorsqu'il l'a mis en joue,
De la détonnation et du sang sur ses joues!
Il se revoit si bien animé par la haine et l'injustice des hommes,
Faire feu à nouveau sur un garde là haut!
Sa vengeance accomplie, il dû prendre le maquis.
Soutenu par le peuple, adérent du délit,
Il échappait hardi au piège qu'on lui tendit.
Jamais vu, jamais pris, ainsi la légende naquit.
Les hommes de même condition refusaient désormais la mainmise des barons.
Et l'affaire locale alla jusqu'à Dijon.
Sorti de ses montagnes, croyant le danger moindre.
Sur les bords de la Saône en voyant le jour poindre,
Claude, dans sa déroute,
Est pris par la troupe.
Enfin capturé, notre homme est très vite jugé.
On prend bien sa défense, son cas est alors débattu dans toute la France.
Même le fils HUGO, vient plaider en vain au barreau
Mais il est condamné, on choisit son bourreau
Il sait très bien pourquoi il va mourir.
Monté sur l'échafaud, soleil blême sur sa peau
Le silence se fait, même le vent se tait.
Puis soudain un bruit sourd, le tranchoir tombe, lourd.
La tête dans le pannier, l'espoir de tout un peuple à nouveau muselé?
Mais non! Sa mort ne sera pas vaine, car il reste bien des rancoeurs,
Qui chez les bons bourgeois, feront naître la peur! La peur!